Vous pouvez vous procurer l’intégralité des témoignages de femmes dans l’ouvrage réalisé par Frédéric Praud. Il est disponible sous sa version PDF à cette adresse internet : http://www.lettresetmemoires.net/vie-et-acquis-quotidiens-femmes-au-20eme-siecle-exprime-par-ainees-parisiennes.htm
Plan de l’ouvrage réalisé par Frédéric Praud (ouvrage disponible sous format PDF
J’ai divorcé grâce aux acquis des féministes : Mme Huguette Henri née en 1923 en région parisienne
Ma mère divorcée mise à l’écarrt ; un père qui n’a jamais versé de pension pour ses enfants ; je me marie à 20 ans avec un Roumain ; je suis femme au foyer avec deux enfants ; il alimentait mensuellement mon compte mais je n’avais pas la signature ; chef d’entreprise, il ne voulait pas que je travaille ; j’ai réfléchi petit à petit ; j’ai divorcé à 57 ans, partie avec une valise pour aller chez ma mère ; je trouve un travail comme manucure ; j’ai expliqué à ma fille que si elle voulait la pillule, elle pouvait la prendre ; ma mère me disait, "une femme est faite pour être à la maison", j’ai dit à ma fille de toujours travailler ;
Etre une femme active se paie : un seul enfant ; Madame Loiret née en 1924 dans un petit village du centre de la France.
Ma mère avait un métier, ce qui n’était pas le cas des voisines ; si ça ne marche pas, tu pourras divorcer ! ; dans les PTT sous l’occupation ; un seul enfant car il était difficile de le faire garder et d’avoir une vie active ; il fallait faire attention de ne pas en avoir d’autre ! ; pas féministe mais en accord avec celles qui se battaient ; continuer dans le bénévolat à la retraite...
Célibataire pour ne pas revivre ce qu’avait vécu sa mère ; Mme Jeanny Mirre née en 1925 à Paris
Une personne de couleur travaillait comme personnel de maison dans les appartements bourgeois ; fille mère ; ma maman a élevé sa gamine pour qu’elle change de statut social ; je suis entrée à la Poste à 17 ans comme beaucoup de filles ; la plupart étaient célibataires ; les hommes étaient chefs dans tous les services ; je n’ai pas voulu avoir la vie de ma mère, je n’ai pas eu d’enfant ; si on nous reconnaît le droit de vote, on nous reconnaît notre statut de femme ; syndiquée FO ;
Statut de femme et de mère dans la communauté Arménienne ; Alice K. née en 1928 à Marseilles
La communauté ne transmettait pas le souvenir du génocide arménien pour nous permettre de grandir normalement ; en 1948 on nous propose de nous rendre en Arménie ! ; je pars à 18 ans et me marie en 1951 ; le salaire était le même pour les femmes que les hommes en union soviétique mais la débrouille était la règle ; la vie change après le décès de Staline ; la révolution russe avait donné un statut à la femme qu’elle n’avait pas en France ; mais une seule pièce pour plusieurs familles alors retour en France en 1966 ; divorcée, j’ai travaillé à domicile ; les arméniens de France ne nous comprenaient pas ; je suis une femme qui plaint les femmes arméniennes, la liberté est un acquis mais leur vie est difficile...
Faire évoluer le système éducation nationale pour l’égalité des droits, Mme Nicole B née en 1928 près d’Anger
cette génération a bénéficié des combats des précédentes ; bac philo mais mon frère avait droit de sortir ; arrivée en 50 à Paris avec le mariage ; deux enfants et femme à la maison ; première pillule contraceptive en 1960, une révélation pour une sexualité plus riche ; les journées de la femmes en 1970, VVF à Dourdan ; femme présente dans les associations de parents d’élèves au lycée Arago ; obtenir le droit de vote des deux parents et pas seulement des hommes ; les hommes étaient plus nombreux à siéger ; il a fallu également éduquer les professeurs ; faire entrer le planning familial dans les établisements scolaires à partir de 1970 ; l’aumonier disait faire mieux que le planning familial ; les femmes ont intégré petit à petit les associations de parents d’élèves ; j’avais le soutien de mon mari pour mes combats ; le combat doit continuer
Informer les jeunes dans les années 70, une ignorance généralisée ; Mme Le Mortier née en 1929 à Nantes
Ma mère médecin jusqu’à son mariage ou elle devient femme au foyer ! ; une enfance privilégiée ; ma mère garde à la maison le femme de service qui avait eu un enfant ; la bourgoisie nantaise désapprouve ma mère et mon choix d’étudier ; faire pharmacie à Nantes puis Paris ; rencontre du mari à la faculté ; premier enfant en travaillant ; j’élève mes enfants mais heureusement que j’avais un métier en main après mon divorce en 1975 ; je parlais de la sexualité à mes filles dans les années 68/70 ; ainsi que le amies de mes filles ; pas d’accord sur la pillule mais c’est préférable à l’avortement ;
Faire évoluer les droits des femmes aux allocations familiales ; Mme Geneviève Rospart née en 1931 à Gentilly,
Un père cheminot syndiqués, ma mère tricote et gère l’argent de la maison ; mon père entre dans la résistance en 1941 et nous évacue en province ; après guerre ma mère travaille et ne veut pas que j’entre à l’usine ; je trouve du travail avant d’aller au Maroc avec mon futur mari ; un enfant divorce et un autre en tant que célibataire ; 1956 rédactrice dans la branche maladie aux AGF ; syndiquée à la CGT ; tous les hommes avaient les postes à responsabilités ; délégué du personnel jusqu’en 1979 ; administratrice CAF à la sécurité sociale, seule femme salariée du CA ; faire bénéficier les femmes des allocations familiales à leur propre nom ; une représentante CNPF vote pour le planning familial ;
Sortir de la condition de femme de la campagne, décider : mme Mélie R née en 1932 dans les Deux Sèvres
Une femme ne pouvait pas se refuser à un homme, et je suis là ; gérer ses maternités et la ferme ; retirée de l’école, le travail de la ferme s’impose ; je fais ma valise à 19 ans ; je monte sur Paris pour faire du théâtre mais je commence par le ménage ; fille mère en 1959 ; manifestation contre la guerre d’Algérie ; se marier pour adopter un horphelin ; 68 ses manifestations et le retour à la terre ; je reviens à Paris en 1977 et continue mes études jusqu’au DEA en 1984 ; standardiste à SVP 11/11 ;
Faire reconnaitre la lutte contre les violences faites aux femmes ; Mme Geneviève Deveze née en 1935 à Paris
mon père part au Sana et ma mère m’élève ; je n’ai pas envie de faire du piano, je devais dire ça aux copines car on n’avait pas les moyens ; je ne choisis pas mon mari à 25 ans car je ne voulais pas rester seule ; ce fut une catastophe, il n’y connaissait rien non plus ! ; un avortement clandestin ; un nouvel enfant venu, c’est de sa faute à lui mais je n’y connaissais rien non plus ! ; travail au club med entre 60 et 67 ; mai 68, je commence à vivre ; plus question de se soumettre ; il part avec une plus jeune ; militer dans les mouvements de femmes ; études de psychologie jusqu’au DESS ; personne ne s’intéresse aux violences faites aux femmes, même pas la gauche après 81 ; après un licenciement, on crée une association d’écoute des femmes ; faire évoluer la société sur le sujet des femmes battues ; la violence également dans les milieux aisés ; policiers et médecins évoluent.
Pas d’ambition particulière ; Mme Josianne Girard née en 1940 dans la Creuse
Pas d’opposition entre hommes et femmes mais un complément dans la dureté du travail à la campagne, arrivée à Paris à 16 ans ; travail dans une centrale d’achat de 1958 à 1999 ; les promotions m’ont toujours été proposées jusqu’à cadre assimilé ; femme dans un milieu d’hommes, sans problème particuliers ; les jeunes des années 80 ont les dents longues ; mon célibat favorisait mon évolution de carrière ; pas de syndiquée parmis les cadres ; les femmes défavorisées par le temps partiels dans les magasins ;
Vous pouvez vous procurer l’intégralité des témoignages de femmes dans l’ouvrage réalisé par Frédéric Praud. Il est disponible sous sa version PDF à cette adresse internet : http://www.lettresetmemoires.net/vie-et-acquis-quotidiens-femmes-au-20eme-siecle-exprime-par-ainees-parisiennes.htm
ECRIVAIN PUBLIC BIOGRAPHE - PAROLES D’HOMMES ET DE FEMMES