N’Deye est née en 1961 à Dakar au Sénégal. Séparée de ses parents à l’âge de six ans, elle grandit avec ce sentiment d’injustice, et se marie très tôt, avant de partir en France, de l’usine à la mairie de La Roche-Sur-Yon, elle mène une carrière professionnelles au service de l’autre. Promise à son oncle maternel, elle est élevée par sa tante par alliance ; marquée par cette déchirure qu’elle ne comprend pas, elle éduquée sévèrement, et se sent perdue au milieu de tous les enfants de son oncle et sa tante. A l’adolescence, elle se rebelle, sacrifiant un peu ses études, et se marie avec un basketteur professionnel, dont elle tombe enceinte. Elle le suit à Rennes, en France, où il a été engagé dans le club de basket. Dans un premier temps, elle laisse leur fille à Dakar chez sa tante, en attendant d’être bien installée. Après avoir déménager à Luçon, elle travaille dans une usine de textile, d’abord à la chaîne puis contrôleuse de qualité. Elle démissionne avant les licenciements massifs, divorce, et de petit boulot en petit boulot, elle s’installe à nouveau à La Roche. Réalisant son rêve de devenir secrétaire, elle se rend compte que ce n’est pas un travail pour elle, et devient animatrice dans les maisons de quartier, cuisinière en maisons de retraite, s’investit dans l’action pédagogique et culturelle et crée une association d’aide aux écoles du Sénégal. Elle reste proche de son pays, après avoir refusé d’y retourner pendant plusieurs années, l’absence de sa mère décédée en 1982, étant trop difficile à supporter. Porteuse d’une double culture sénégalaise et française, elle s’en reconnaît une troisième, la culture vendéenne.
ouvrage disponible sous sa version PDF : http://www.lettresetmemoires.net/n-deye-nee-en-en-1961-au-senegal.htm
N’Deye, mon prénom ; Origines à Saint-Louis du Sénégal, et la langue wolof ; La polygamie au quotidien paternel ; L’école coranique ; Une enfant promise et donnée par adoration ; On donne un enfant pour qu’il réussisse ; L’éducation africaine ; La parenté élargie, frère et pas demi-frère… ; Ma tante est ma mère ; Femmes au foyer, pas bonnes à tout faire ; L’ambiance se dégrade avec le nombre d’enfants
L’Afrique c’est le sens du partage ; 1968 – les grèves des lycéens de Dakar ; Une vie à l’occidentale ; L’instruction, même système éducatif qu’en France : Fatou va à l’école
Différence entre l’illettrisme des Africains et l’illettrisme des Français ; La négritude et Senghor ; Les tirailleurs sénégalais et Banania : tourner la page…
Avoir onze ans au Sénégal : prenez cette place là et pas plus ; Bêtises d’adolescence, et confiance ; Qui a de la patience verra un jour sa victoire ; Concours d’entrée en sixième obtenu
Amoureuse d’un basketteur à 18 ans ; Enceinte à dix-huit ans car la sexualité est un sujet tabou ; Suivre son mari basketteur professionnel en France, à Rennes.
Pas le choix, je dois laisser ma fille au Sénégal pour venir en France ; N’oublie pas qui tu es, et n’oublie jamais d’où tu viens ; La question en suspens : pourquoi à m’a donnée…
La France, c’est Paris ! pour une Sénégalaise ; Arrivée à Paris, on voyait beaucoup de blancs, que des blancs… ; Vivre à Rennes et être secrétaire de direction
Ma deuxième fille née en 1982 et le départ vers la Roche sur Yon, en Vendée ; Je me suis posée à la Roche Sur Yon, cité Branly ; J’ai dû prêter serment pour devenir française ; Je suis tombée amoureuse, de la Vendée, de la place Napoléon, mais c’était vide !
Luçon en 1983, et premier emploi comme ouvrière à l’usine Newman ; La Vendée a des similitudes avec l’Afrique ; Je venais d’un pays où l’on avait la télé, eux ne l’avaient pas…
Je parle mieux français qu’eux ; Départ de New Man en 1988 et petits boulots ; La Vendée, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre.
Le divorce en 1990, le début d’une nouvelle vie à La Roche-sur-Yon ; Obtention de mon CAP secrétariat ; L’ascension professionnelle avec le BAFA ; Aide cuisinière en résidence pour personnes âgées
L’association d’action humanitaire « Vendée Sénégal » ; Française et Sénégalaise ; Retours au Sénégal 1982, et 1992 ; J’ai renoué avec mon pays après dix ans sans visite ; Donner et donner encore…les palmes académiques
La Sénégalaise a trouvé sa place parce qu’elle donne… Aujourd’hui, à nous de l’honorer ; 2004, vers une nouvelle vie après un aller retour au Sénégal ;
Les deux cœurs de la Vendée, la rencontre avec Jean-Marc ; C’est bon d’être gedaïe ; L’Europe s’arrêtera un jour et nous on avancera
ouvrage disponible sous sa version PDF : http://www.lettresetmemoires.net/n-deye-nee-en-en-1961-au-senegal.htm
ECRIVAIN PUBLIC BIOGRAPHE - PAROLES D’HOMMES ET DE FEMMES