Mohammed Amri est né en 1940, au Maroc. Obligé très tôt d’être soutien de famille, il émigre en France après l’indépendance, dans des conditions extrêmement difficiles, et réussit finalement à travailler à l’usine Renault de Boulogne Billancourt, tout en s’engageant comme syndicaliste. Mohammed grandit à Oujda, une petite ville marocaine ; enfant lors de lutte pour l’indépendance, il participe au mouvement en portant les messages. Il a quatorze ans lorsque son père meurt. Dès lors, il est obligé de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Ne pouvant accomplir que des petits boulots, il saisit l’opportunité de venir en France, en 1964. Dupé par la personne qui devait l’emmener et lui promettait du travail, il se retrouve à Paris, seul et démuni. Petit à petit, il se débrouille, et de magasinier à la Samaritaine, à ouvrier chez Renault, sur le fameux site de l’île Séguin, il devient Français, et s’investit en tant que citoyen et syndicaliste pour la défense des ouvriers émigrés. A présent à la retraite, il n’oublie pas son engagement, et se bat pour que la mémoire de ces ouvriers perdure.
Pour vous procurer l’ouvrage : http://www.lettresetmemoires.net/mohammed-amri-ne-en-1940-au-maroc.htm
ENFANCE ET JEUNESSE MAROCAINES
Une famille d’origine paysanne devenue citadine, de Bouanane à Oujda ; Un père militaire dans l’armée française : les indigènes de 1914/1918 ; Participation à la libération de la France en 43/44 ; Famille maternelle : la terre à Bouanane ne rapportait pas ; Installation à Oujda ; Oujda petite ville de 30 000 habitants
Le domaine intérieur de la maison réservé à ma mère ; Le sens de l’hospitalité de mon père à Saïda ; Quand il me donnait une petite pièce, j’étais « Le roi du pétrole » ; L’école coranique à partir de 5/6 ans ; Apprendre à réciter le Coran sans comprendre réellement ; Le maître est payé par les parents… pour être sévère ;
On entrait au CP à 14 ans : empêcher l’accès au savoir ; On avait l’idée que les français étaient supérieurs ! Ils vivaient à part. ; Situation avant l’indépendance ; Un accès à la culture et à l’information très limité ; Rêves d’enfant, faire des études mais la réalité est au travail
Un gamin de la résistance, l’indépendance du Maroc, 1953-1956 ; Pas d’accord avec l’exil du Roi ; Humiliation gratuite par un motard français
Faire vivre ma famille après 1956 ; Impossible d’acheter les fournitures scolaires, il faut donc arrêter l’école ; Chez un marchand de légumes, épiciers, 14/15 heures par jour à 17 ans ; Rapports garçons, filles… aucune communication
Partir en Europe, une idée qui fait son chemin, en commençant par l’Algérie ; L’occasion de partir en France, une décision très difficile ; Un voyage digne d’un mauvais rêve, coincé à la frontière espagnole ; Aziz nous abandonne à notre sort, un passeur dépassé
VIE EN FRANCE : COMPRENDRE PUIS CONSTRUIRE
L’arrivée à Paris, 1964 : quand le mauvais rêve devient un cauchemar ; Dormir dans la rue, aucun choix. Il gelait au milieu des pneus. ; Un peu de chaleur humaine dans un café porte de Clichy ; Trouver la rue Fallempin, XVème arrondissement, à pied… ; Fin du calvaire , reconnu par un ami, je n’étais plus seul
Quelques jours chez un marchand de sommeil ; Escapade en Allemagne, peut-être que là-bas… ? ; Coup de pouce du destin, premier emploi à la Samaritaine ; Surprise à la cantine : les Arabes ne mangent pas de porc ; Samaritaine ou Citroën : une belle occasion manquée : L’obtention d’une carte de séjour, la fin d’une angoisse et de la peur de l’expulsion ; Paris, un tout autre univers où tout le monde courre ; Les marchands de sommeil : 4 ou 5 par chambre, par terre sur un matelas
L’usine Citroën de Javel, première expérience du monde ouvrier ; Je ne savais pas ne pas en faire trop ! ; Un seul syndicat autorisé à Citroën, celui des patrons, donc aucune défense des ouvriers ; Le bâtiment, un secteur lucratif ? les chantiers de construction ; Les accidents de chantiers et les disparitions des accidentés ;
Permettre à ma mère de vivre décemment ; Premier retour au pays, 1966, j’avais une autre mentalité ; Je veux te revoir toi, Maman… Tu m’as manqué !
Ouvrir les yeux aux plus naïfs, dire la vérité sur la France ; Faire voir la réalité des travailleurs migrants pour qu’ils restent au Maroc ;
Prendre femme au Maroc ou en France ? ; Ma mère m’a aidé dans le choix de mon épouse ; Le mariage et le début de la vie de couple en France, 1970
Entrée chez Renault Billancourt à l’atelier ; 58 nationalités différentes chez Renault ; Ne pas répondre aux provocations racistes mais parfois… ; Tout le monde a débrayé pour moi ! ; Fin 1969 délégué du personnel ; Mai 1968, on avait besoin d’évoluer, d’augmentation, de respect ; Il ne fait pas bon être syndiqué et représentant face à la police ;
Prendre la nationalité française : un choix délicat ; Nos enfants sont français ; L’Amicale marocaine liée au pouvoir marocain ; L’accès à la propriété à Saint Denis, 1978. ; Il faut acheter en France avant d’acheter au Maroc ; Un syndicaliste d’expérience
Le regroupement familial, j’encourageais les autres à le faire ; Sortir de sa coquille, découvrir la France ; La France, « un vrai pays à esprit musulman » ; L’éducation de mes enfants , parler, raconter son histoire
La fermeture de l’usine Renault ; Transmettre la mémoire des anciens de Renault Billancourt ; ATRIS : association des travailleurs de Renault Ile Seguin
S’impliquer dans la vie de la cité : inscrivez vous sur les listes électorales ; Message aux jeunes : profitez de l’école !
Pour vous procurer l’ouvrage : http://www.lettresetmemoires.net/mohammed-amri-ne-en-1940-au-maroc.htm
ECRIVAIN PUBLIC BIOGRAPHE - PAROLES D’HOMMES ET DE FEMMES