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Bedeau, Internement des juifs algériens sous la France Libre

BEDEAU le camp de la honte

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mardi 26 février 2013, par Frederic Praud

Je travaille sur le camp d’internement de Bedeau, camp d’internement pour les jeunes français israélites, installé en Algérie en 1942, 1943 sous Giraud et la France libre, et recherche des témoins (en France et ailleurs) susceptibles d’apporter leur contribution à l’écriture de cette page d’histoire. Contactez directement Frédéric Praud, 0632531606, frederic.praud@wanadoo.fr

La quasi majorité des témoins ont aujourd’hui plus de 80 ans pour les plus jeunes, si votre père est passé par ce camp mis en place par l’armée française de l’époque, nous devons conserver son témoignage. Si vous avez des documents à votre disposition faites en moi parvenir une copie (carnets militaires, courriers familiaux).... Et si vous êtes passés par Bedeau, nous avons besoin de votre témoignage pour que votre mémoire soit conservée et que votre histoire soit connue et enfin reconnue. Je remercie tous ceux qui nous aideront à mettre en lumière cette histoire.

Nous tenons à vous informer que les premiers passés à Bedeau viennent de se voir reconnaître le titre d’interné politique par l’Etat français en 2009, mais cela ne vaut que pour les internés de 1941... mais pourquoi ne donne-t-on pas cette même reconnaissance aux 12000 internés de 1942, sous la France Libre ? Il est plus facile de donner cette reconnaissance aux internés sous Vichy, que sous Giraud en terre française libérée par les américains ? Il reste encore un combat à gagner par vous, les enfants et les petits enfants des internés et par tout le monde qui se bat contre les injustices. Faire respecter la mémoire des uns permet à tous d’avancer dans le combat pour les droits humains...

Nous allons établir ici une liste des milliers de personnes passées par le Camp d’internement de Bedeau. Vous nous aiderez à y ajouter des noms pour ne pas oublier... Plusieurs personnes ont pris contact avec moi mais j’ai eu la mémoire d’un ordinateur détruite et j’ai perdu des coordonnées aussi je préfère maintenant rendre directement les informations publiques pour que la mémoire vive... Internet va servir à mettre en lumière des pans de notre histoire.

Donnez nous les noms des personnes passées à Bedeau, les villages d’origine, les dates de naissance, les bataillons et nous les mettrons ici petit à petit. La mémoire va se construire grâce à tous... Laissez votre témoignage sur ce site.

Un ouvrage sur Bedeau en pdf est à votre disposition à cette adresse internet : http://www.lettresetmemoires.net/bedeau-camp-la-honte-1941-1943-algerie-quand-france-libre-internait-ses-juifs-en-camps.htm

Je vais commencer par le nom de celui par qui j’ai appris l’existence de ce camp... je lui ai promis de faire connaitre cette histoire... merci à sa gentillesse et à la qualité d’accueil de sa famille...

Monsieur David BENASOULI, vous avez toute mon amitié... Je fais ce métier pour que des histoires comme la vôtre, comme les vôtres soient sources d’actions éducatives pour les jeunes. Comme disent les Québécois, "je me souviens" et vais faire en sorte de le faire savoir... Suit une liste des personnes passées à Bedeau, noms donnés par les personnes elles-mêmes, leurs amis, ou leur famille.

Monsieur Raymond AMIACH

Mr David TAPIERO

Mr Jules CHARBIT

Mr Henri KORCHIA

Mr Georges AKNIN

témoignage : .... mon père Mr Maurice BENHAMOU ,décédéle 23 février 2000 est passé par BEDEAU. Il est né le 16 juin 1919 à Sidi Bel Abés , il en parlait souvent . (mme Nicole S.)

témoignage : Le 27/02/07 18:29, « Francine ABECASSIS » a écrit : Monsieur... Je viens de découvrir avec horreur la réalité du camp d’internement de bedeau… Mon père Monsieur Elie Gilbert ABECASSIS y est allé, mais je ne sais pas à quelle date ni pendant combien de temps… Je sais qu’il y était en 1943 puisque c’est à cette date qu’il a épousé ma mère et que ces messieurs, histoire de participer à la fête et sans doute pour qu’il continu à penser à eux malgré la distance, ont pensé que ça serait très amusant de lui raser la tête ! Il ne parlait jamais de cette période, ou avec une extrême légèreté de ton, à tel point que je n’avais pas compris de quoi il s’agissait en réalité. Je croyais que c’était une sorte de « club mèd » et je faisais un amalgame avec le camp de jeunesse dans lequel il s’est retrouvé avant (ou après, je ne sais pas !). La seule chose qu’il m’avait confiée concernant cette période est que les soldats juifs, plutôt que l’uniforme classique, étaient contraints d’en porter un de couleur noir… Il m’avait aussi parlé de la perte de la nationalité française et de l’interdiction qui était faites aux administrations d’employer des juifs (mon père était facteur avant la guerre et a perdu son travail), mais rien concernant l’éviction des lycéens et étudiants juifs des écoles, rien au sujet des sévices corporels dans ces camps… Quelle ironie… Jusqu’à ces derniers jours, j’étais persuadée que les juifs d’Algérie avaient été épargnés et je me souviens le lui avoir dit… Pourquoi ne m’a-t-il pas « raconté » à ce moment là ! Je voudrais tellement savoir ce qui s’est passé, ce qu’il a vécu. Mon père était né le 19 septembre 1920 à Sidi-Bel-Abbès. Il est décédé le 21 novembre 2000 à Creil (60)... Merci de mettre à jour la mémoire de mon père et des autres hommes qui, je suppose par pudeur, ont tu leurs souffrances.

témoignage : Bonjour mon grand père Mr CHOUKROUN Lazare Alexandre né le 9 juin 1916 à Oran et décédé le 23 mars 2007 a été à Bedeau. Il n’en a jamais beaucoup parlé. Il semble qu’il y etait durant l’hiver 1942 jusqu’au 19 avril 1943 où il a été mis en route pour Marrakech pour rejoindre une nouvelle unité (FTA)

témoignage : Je m’appelle BITON ISAAC DESIRE né le 2 mai 1923... En 1942 je travaillais au PTT et je fus renvoyé lors de l’abrogation du traité CREMIEUX ... Le plus surprenant c’est que j’étais devenu JUIF INDIGENE ALGERIEN (malheureusement j’ai perdu cette carte) alors que mon père lui était resté français pour avoir combattu durant la guerre 14/18 blessés à 3 reprises et detenteur de la croix de guerre médaille militaire et et autres ... En février 1943 j’ai été mobilisé puisque redevenu français et envoyé au camp de BEDEAU ... Je ne me rappelle pas y avoir particulièrement souffert ,bien sur mal logé mal nourri mal vétu avec des uniformes datant de la guerre 14:18 commandé par des légionnaires mais sans aucumes violences durant de nombreux mois.. Ensuite affecté à la DCA coloniale à CASABLANCA CAMP DE BOURGOGNE ... Puis traversée de l’ALGERIE jusqu’à BIZERTE ... Débarquement en ITALIE à VENAFRO distant d’une trentaine de kilométres de CASSINO affecté à l’état major du régiment et ensuite envoyé a CASSINO comme infirmier en remplacement précisement d’un juif blessé par balle dénommé KALFON....

témoignage : Mon père David EL SAIR et mes deux oncles Albert EL SAIR et Charles KORCHIA ont été internés dans les années 40 au camp de Bedeau. Ils nous ont souvent fait état de leur internement (sans violence apparente).

témoignage : Mon Papa qui est malheuresement décédé en 1964 m’a souvent parlé de ce camp de Bedeau ou il fut interné.Beaucoup de souffrance se dégageait de ses souvenirs.je suis tombé par hasard sur votre recherche et je vous donne ce modeste témoignage transmis oralement. Papa s’appelait donc Aïm Firmin né à Tiaret en 1920. Est t il necessaire de préciser qu’il était juif !! L’arrivée des américains le a libérés et il a repris du service dans la 2emme D.B. du Gal LECLERC et a donc fait le débarquement de provence Il a été libéré en 1946 apres un an d’occupation


Document source de l’AFANOM

ASSOCIATION DES FONCTIONNAIRES D’AFRIQUE DU NORD ET D’OUTRE MER

LISTE partielle DES INTERNES AUX CAMPS DE BEDEAU- BOSSUET-MAGENTA DU 25 AVRIL 1941 A NOVEMBRE 1942

Parc de Bossuet BETTAN Décédé région Montpellier ? Dévoré par chiens allemands

AKRICHE

AZOULAY (TIZI OUZOU)

AMSELLEM (ORAN / bar café)

AMSELLEM

AMRAM (MAROC)

BENKEMOUN (ORANIE)

BERROUS Maurice (ORAN)

BENICHOU Jacques (ORAN /PTT) Ebeniste

BENICHOU Jacques (MARNIA / PTT) ORAN

BENINI (ORAN/coiffeur)

BENTITOU 5CASABLANCA/Peintre en bâtiment)

BENIZRI (ORAN / Employé grand magasin)

BENSAID Prosper (ORAN)

CHOUKROUN Jacques (ORAN/ Ebeniste)

CHOUKROUN Meyer ( Ebeniste menuisier)

COHEN Jacques (ORAN/Ebeniste)

DARMON Maurice (ORAN / imprimeur livres)

EL-HADAD (ALGER) Musicien

DJIAN Roger (Décorateur peintre du portrait de PETAIN sur le camp de Bordeaux)

EFASSI (ALGER) MUSICIEN

AZIZA (MARNIA) Jacques, FONTENAY-SOUS-BOIS

KOUBY (ORAN / Médecin) KOUBY

KESSAS (PARIS / Courses hippiques)

LEVY Albert (ORAN / Décédé Allemagne)

LLEBHAR (Décédé Allemagne)

MEDIONI (TLEMCEN / Médecin)

TOUITOU (TIZI OUZOU BISKRA)

AMAR (ORAN)

BENAIOUN (MARNIA / Cordonnier)

BERGEL (MOSTAGANEM)

BOUANICHE (ORAN)

SANANES (ORAN)

OHAYOUN (Département d’ORAN)

MERYOUCEF (MOSTAGANEM)

DRAY DAVID (Plombier)

RAYEM (Police ORAN)

ROUAS (ORAN)

KOUBI (ORAN)

MEDIONI (ORAN)

FEDIDA Armand (TIARET)

HANOUN INKERMAN

BENAICH André (SIDI BEL ABBES)

CHOURAKI (TLMECEN)

BENICHOU David (TLEMCEN)

SEBAOUN Arthur (ALGER)

TRIGANO Gilbert (ALGER)

GHERBI (ALGER)

SELLAM (ALGER)

ATTIA Paul (ALGER)

BENSAID (ALGER)

EL HADDAD (ALGER)

KANOUI (ALGER)

BENFREDJ (ALGER)

MEYER (ALGER)

SMADJA (ALGER)

CHICHE PORTICHE (ALGER)

ACHOUCHE William (ALGER)

ZERIEM (ALGER)

AOUAT (ALGER)

ANANOU (ALGER)

FEREDJ (ALGER)

AKRICHE Léo (PARIS)

KESSAS Martin (PARIS)

LASRY (MARSEILLE)

BENZEKRI (Maroc)

MEDINA (Maroc)

OUBADIA (Maroc)

CHOURAQUI (Maroc)

MIMOUN (Maroc)

TOUBOUL (Maroc)

JAIS (Maroc)

DRAI Marcel,

Hanoun Roland

AMAR Charles (ORAN)

BERROUS Maurice (ORAN) Garagiste

BENICHOU Jacques (ORAN)

BENICHOU Jacques (MAROC)

BENINI (ORAN) coiffeur

TOUBOUL Georges (ORAN)

SANANES Gilbert (ORAN)

DJIAN David (ORAN)

DJIAN Marcel (ORAN)

DARMON Maurice (ORAN) Relieur

GUENOUN Albert (ORAN)

LASRY Jacques (ORAN)

CHOUKROUN Meyer (ORAN) Ebeniste

CHOUKROUN Jacques (ORAN) Ebeniste

GUIGUI (ORAN)

BOUANICHE Emile (ORAN)

BENAHIM Léon (ORAN)

BENAYOUN André (ORAN)

BENAYOUN (MARNIA / ORAN)

OBADIA (ORAN)

AMSELLEM Nardo (ORAN)

AMSELLEM (cousin) ORAN

BENIZRI Georges (ORAN)

COHEN SKALI (ORAN)

MONSONEGO GABRIEL (ORAN)

BERGEL (MOSTAG ANEM / ORAN)

AZOULAY (CONSTANTINE)

BENAYOUN (CONSTANTINE)

CHEMOUL (CONSTANTTINE)

LEVY Albert (Décédé aux armées Allemagne)

LEBHAR Jacques (Décédé Allemagne)

AMAR Hubert (ORAN)

AMOUYAL

TOUATI Emile (ORAN)

COHEN Jacques (ORAN)

BENTATA Prosper (ORAN)

BENSAID Prosper (ORAN)

BOUMENDIL (ORAN)

TOUATI Armand (ORAN) Ebeniste

AZUELOS (ORAN)

TOUITOU (CONSTANTINOIS)

BENTITOU (Maroc) Peintre bâtiment

AMRAM (Maroc)

BENSOUSSAN Raoul

BENHAMOU

KAYEM (ORAN) Emile Employé-Agent de Police

ROUDEBACHE Lucien (ORAN) ROUBACHE

HAZIZA Maurice (ORAN)

BENHAIOUN Emile (ORAN)

BENITAH (Maroc)

FORADO Ange (TIARET)

ALMOZNI Henri (MOSTAGANEM)

CHOURAQUI

Liste de Telergma Sud Constantinois

CHOURAKI

CHOURAKI Sydney, Avocat,

COHEN Georges,

DAMAN Léon,

GUIGUI Sylvain,

NADAR Marcel,

ATTAL René,

Effectif total : Bedeau 196, à Bossuet 207 dont 5 partis en métropole. Arrivée à Bedeau : 192 personnes, BOSSUET 207 (Sud Oranais) Juillet 1941 Telergma 120 Liste incompléte.


Un ouvrage sur Bedeau en pdf est à votre disposition à cette adresse internet : http://www.lettresetmemoires.net/bedeau-camp-la-honte-1941-1943-algerie-quand-france-libre-internait-ses-juifs-en-camps.htm


Je souhaiterai que le nom de mon Grand Père Lazare Alexandre CHOUKROUN soit rajouté à la liste des personnes internées à BEDEAU pendant la guerre . Il était d’Oran.


Mon père Albert BENNAIM fils de Zahrie Neftali et Robert (Ruben) Bennaim , né à Oran le 11 septembre 1915 (disparu le 19 janvier 2004) a été interné à Bedeau , il s’en est échappé et a rejoint sa famille à Oran , puis les forces Américaines avec lesquelles il a débarqué en Italie.


Je voudrais apporter mon témoignage en mémoire de mon père qui fût interné plus d’une année, par le gouvernement français de Vichy, alors qu’il était militaire dans l’armée française, simplement parce qu’il était juif. Toute sa vie il s’est battu en vain pour faire reconnaitre ces faits par la France. Mon père s’appelle ASTRUC VICTOR ISAAC il est né à Batna le 24 Aout 1919 (classe 39/2) et décédé le 17 Mars 2005. Il est le fils de ASTRUC Rahmin et LEVY Rosine. Alors qu’il était au 19éme régiment du Génie à Hussein Dey à Alger, il fût "affecté" par note des autorités françaises, dans une unité de pionniers israélites au Camp de Bedeau. Il y restera de Mai 1941 au 8 Novembre 1942. Mon père fût soldat français et emprisonné pour la seule faute d’être juif. Ce camp de Bedeau où il faisait des tâches stupides, dégradantes ou du terrassement... était en fait un bagne surveillé par la Légion Etrangère alors composée de nombreux allemands et autrichiens. L’hostilité et les brimades étaitent courantes. Il dormait à même le sol, par tous les temps, sous des tentes sans hygiène. Le plus choquant pour lui fût d’être contraint de quitter son uniforme kaki pour revêtir une tenue noire discriminatoire. Cela s’appelle de la ségrégation, du racisme... Ils furent très nombreux à séjourner dans ce camp. Je tiens en particulier à joindre à ce témoignage la mémoire de son ami d’infortune André Chétrit.


Un ouvrage sur Bedeau en pdf est à votre disposition à cette adresse internet : http://www.lettresetmemoires.net/bedeau-camp-la-honte-1941-1943-algerie-quand-france-libre-internait-ses-juifs-en-camps.htm

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76 Messages de forum

  • BEDEAU le camp de la honte 20 février 2007 14:08, par SEBBAN nicole

    mon père Mr BENHAMOU Maurice ,décédéle 23 février 2000 a été à BEDEAU .Il est né le 16 juin 1919 à Sidi Bel Abés , il en parlait souvent .Je vais voir avec maman s’il a laissé des souvenir de cette période

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    • BEDEAU le camp de la honte 10 juin 2011 16:04, par Dupont La Joie

      bonjour madame Sebban
      mon père est né à sidi bel abbes et a eu monsieur Benhamou comme instituteur à l’école,plutard il a habité le même appartement que M. Benhamou à sidi bel abbès jusqu’à nos jours.
      le fils de M BENHAMOU signait un pseudonyme "dupont la joie"
      Durant mon enfance j’ai entendu parler de cette famille par mes proches surtout par mon grand père.
      j’aimerai échanger avec vous si vous le souhaitez.
      je signe ainsi Dupont la joie
      voici mon mail frozandalou@gmail.com

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  • BEDEAU le camp de la honte 2 avril 2007 22:43

    Bonjour mon grand père Mr CHOUKROUN Lazare Alexandre né le 9 juin 1916 à Oran et décédé le 23 mars 2007 a été à Bedeau. Il n’en a jamais beaucoup parlé. Il semble qu’il y etait durant l’hiver 1942 jusqu’au 19 avril 1943 où il a été mis en route pour Marrakech pour rejoindre une nouvelle unité (FTA)

    Répondre à ce message

  • BEDEAU le camp de la honte 30 septembre 2007 14:45, par BITON ISAAC DESIRE

    Je pense que Mme FRANCINE ABECASSIS éxagère un peu
    j’étais à BEDEAU EN 1943
    C’est vrai les cheveux rasés mais sans aucunes violences mal nourri mal vétu dans des campements vetustes commandés par des légionnaires mais je répète sans violence
    J’ajoute que les gens un peu aisé dans mon genre pouvait aller se restaurer dans le village voisin dans un restaurant tenu par une juive
    La suite bien sur est différente
    Incorporation a la DCA COLONIAL a CASABLANCA
    Débarquement en ITALIE CASSINO ETC ETC et c’est surtout dans l’armée française que j’ai rencontré beaucoup d’antisémitisme

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    • BEDEAU le camp de la honte 6 mai 2011 06:46, par Bennaim Richard

      Bonjour J’espère que Mr Isaac Désiré Biton est toujours des nôtres et en bonne santé. Je cherche à communiquer avec quiconque a pu aller à Bedeau comme mon père Albert Bennaim aujourd’hui disparu car j’écris un livre basé sur son journal de guerre.
      Mon e mail Rbennaim@aol.com
      Mille mercis de votre aimable réponse
      Richard Bennaim

      Répondre à ce message

  • BEDEAU le camp de la honte 13 octobre 2007 00:15, par GILBERT EL SAIR

    Mon père David EL SAIR et mes deux oncles Albert EL SAIR et Charles KORCHIA ont été internés dans les années 40 au camp de Bedeau. Ils nous ont souvent fait état de leur internement (sans violence apparente). Je vous donnerais de plus amples détails car ces trois personnes
    sont aujourd’hui décédées. En vous remerciant de votre décision de ne pas laisser sans éclairage cette triste page de notre histoire.

    Répondre à ce message

    • BEDEAU le camp de la honte 6 octobre 2010 11:15, par Charles Korchia

      Je m’appelle Charles Korchia et j’aimerai avoir des renseignements sur cet homme portant le meme nom que moi et interné au camp de bedeau

      Répondre à ce message

      • BEDEAU le camp de la honte 5 décembre 2012 00:07, par EL SAIR Gilbert

        Charles Korchia était mon oncle. Mes grands parents maternels (Korchia) natifs de Tlemcen sont arrivés au Maroc au début du siècle dernier. Toute cette famille était installée au Maroc, Rabat plus exactement. Je pense que si la votre était aussi native de Tlemcen, nous pourrions être parents.

        Répondre à ce message

  • BEDEAU le camp de la honte 28 novembre 2007 21:29, par youz

    Ayant reconnu la photo de mon village natale , L’histoire de BEDEAU appelé RAS EL MA après l’indépendance m’intéresse tellement, mes ailleux y ont habités avant 1900 , mes parents y habitent encore ; les vieux en parlent souvent des juifs (le dernier dont je me rappelle "jannot" est décédé en 1969)
    étant âgé de 50 ans actuellement , je ne peux donner d’informations mais j’invite quiconque voudrait venir a ce village très hospitalier a ne pas hésiter . les vieux du village qui peuvent encore raconter les années 40 il y en a encore , le camp devenu quartier générale d’une caserne militaire existe toujours .

    Répondre à ce message

  • BEDEAU le camp de la honte 2 décembre 2007 11:41, par BENAMIRA

    Bonjour, Je salut courageusement les temoignages des hommes et des femmes qui essaient d’apporter leur contribution à l’écriture de notre Histoire avec toutes ses douleurs, la vie continue mais l’Histoire est notre patrimoine. Je suis né apres l’indépendance mais le hasard a voulu que je passe mon service militaire dans ce camps et j’ai eu l’occasion de discuter avec quelques habitants que j’ai eu à croiser de plusieurs façons, comme un photographe qui etait venu de Kabylie et y est resté et d’autres encore. Cette petite ville de Bedeau parle bien à ceux qui veulent l’écouter et je rejoint un intervenant qui inviter l’Historien à aller sur place pour recueillir les précieux témoignages des quelques personnes encore vivantes avant qu’il n’enterrent leur secrets avec eux sur cette sombre période (1942-1943)de notre Histoire.
    Tous mes encouragements pour la suite.

    Répondre à ce message

  • BEDEAU le camp de la honte 9 février 2008 07:20

    Bedeau j’y suis né.
    Je n’y habite plus mais serais disposé à contribuer à l’écriture de son histoire.
    Je ne dispose que du temps et de quelque volonté...

    Répondre à ce message

  • BEDEAU le camp de la honte 26 février 2008 18:17, par lamia

    Bonjour,
    Je suis une jeune Algérienne de sidi bel abbès, et c’est par hasard que je suis tombée sur ce site ; à vrai dire en recherchant une dénommée Abecassis Laure fille de Gilbert qui était la meilleure amie de ma mère Mme Zouaoui Chafika Fouzia, elles se sont perdues de vue en 1962 et ma mère depuis n’a plus eu de nouvelles.
    J’ai vu qu’il y avait une certaine abecassis francine sur ce site peut être que vous pourriez m’aider dans ma recherche.
    Il est vrai que ma démarche n’a rien à voir dans ce site,mais il se trouve que Bedeau fait partie de Sidi bel abbés et moi et ma mère n’étions pas au courant qu’il existait un camp... tout celà pour vous dire qu’il y eu aussi de jolies histoires qui se sont crées et de belles camaraderies fauchées par le déroulement de l’histoire.
    Si quelqu’un pouvait m’aider ça serait avec reconnaissance
    Vous pouvez me contacter sur mon adresse : lamiouchka_11@yahoo.fr

    Répondre à ce message

  • BEDEAU le camp de la honte 28 avril 2008 13:06, par HANI Abdelkader

    Je viens de prendre connaissance de votre écrit « Internement des juifs algériens sous la France Libre BEDEAU le camp de la honte » et des quelques témoignages qui suivirent.
    J’essaie de mon coté de travailler sur l’histoire de la région de Sidi Bel Abbés et donc de la commune de Bedeau et son fameux camp de la honte. Retrouver des archives sur cette période de la deuxième guerre s’avère actuellement difficile. La municipalité actuelle en conserve peut-être quelques débris. Par contre il semble moins dur de recueillir des témoignages d’anciens habitants, « indigènes » de la commune. Une personne, Madame Benaissa envisage de recueillir ces témoignages en un documentaire filmé. Peut-être que ce travail peut vous intéresser ?
    Pour ma part, je vous transmets un article que j’ai écrit pour un journal d’Oran sur le conservatoire de Sidi Bel Abbés. Le drame vécu par les juifs algériens durant la deuxième guerre y est évoqué. Le drame conjoncturel des juifs (ce drame a duré de 40 à 42) et également le drame des indigènes -musulmans et juifs indigènes des régions sud de l’Algerie qui du fait du statut de ces régions n’avaient pas bénéficié des dispositions - discriminatoires ? – des décrets Crémieux de 1871.

    Le Conservatoire de Sidi Bel Abbés
    Les dirigeants actuels du Conservatoire municipal de Sidi Bel Abbés sont à féliciter à plus d’un titre. Pour continuer à travailler dans les conditions difficiles qui sont actuellement les leurs, pour les efforts volontaristes qu’ils déploient pour entretenir un monument de la culture Pour en somme, leur courage à continuer à prêcher dans le désert culturel général actuel …
    Et aussi pour leur réflexe intellectuel très rare chez nous par les temps qui courent … à conserver quelques archives de leur institution. Les actuels responsables du Conservatoire ont probablement hérité cette saine tradition de leurs prédécesseurs français, qui apparemment accordaient un réel intérêt à leurs papiers. Les archives en témoignent : on retrouve souvent trace dans les documents conservés d’un emploi d’ « archiviste-appariteur »...
    C’est en consultant ces archives soigneusement rassemblées par les anciens dirigeants de cette institution et fidèlement conservées par les actuels responsables, que nous avons pu remonter quelques pages de l’histoire de ce conservatoire.

    Le conservatoire municipal de Sidi Bel Abbés est né dans ce Sidi Bel Abbés colonial, volontiers bourgeois ou du moins aspirant à mimer les villes bourgeoises de France. Comme les gros bourgs du Midi de la France, la ville de Sidi Bel Abbés s’est très tôt ajourée d’une place centrale agrémentée de très beaux arbres et de l’incontournable kiosque à musique, chichement architecturé. Elle est traversée par de grandes et belles avenues tracées en damier et bien entretenues et s’est dotée de tous les symboles de la colonisation triomphante, la mairie, l’église, l’école laïque et dans les années trente, elle se dote d’un théâtre comme en rêvait la bourgeoisie locale en mal de snobisme , et c’est Lucien Bellat, le maire cacique de l’extreme droite qui initia la construction d’un theatre à la mesure de la mégalomanie des colons : Le monument à l’élégante architecture avec ses décors de marbre, ses fresques baroques, ses corbeilles et son velours fut inauguré en 1935 ;

    Avec son théâtre, « le plus beau théâtre d’Afrique du Nord », frimait la bourgeoisie locale, la ville se dota d’un conservatoire municipal qui eut pour rôle n dans ce Sidi Bel Abbés bourgeois des années transes, d’initier la jeunesse coloniale aux beaux-arts a la danse, à l’art dramatique etc. De fait les jeunes y apprenaient la déclamation et l’art dramatique, se familiarisaient avec les classiques Ils montaient des pièces ; On y adapta entre autres des classiques tel que le Cid de Corneille, des comédies.

    Les indigènes indésirables même à proximité du Conservatoire !
    Bien sur les indigènes étaient exclus de la ville coloniale et de toutes ses commodités.
    Car le Sidi Bel abbés colonial est une ville duelle, au cloisonnement urbain marqué et calqué sur le cloisonnement ethnique et racial qui caractérisait la société coloniale ; Cantonnés dans leurs gourbis du « village nègre », les Algériens, ceux qu’on désignait alors sous l’appellation méprisante d’ « indigènes » tentaient tant bien que mal de perpétuer leurs traditions culturelles bien mises à mal par la dépossession coloniale.
    Le théâtre et le Conservatoire, ils en étaient donc exclus. Mahiedine Bachtarzi parle dans ses mémoires de cette discrimination dont était l’objet les troupes culturelles indigènes en tournée dans la ville. Un document d’archives conservé par l’administration du conservatoire montre qu’il arriva que les indigènes ne soient pas tolérés même dans le voisinage du Conservatoire. Une lettre datée du 10 avril 1943 signale que « suite à une plainte du directeur du conservatoire », le maire de la ville a donné ordre pour « empêcher les indigènes de stationner contre le mur de l’école, étant pouilleux et porteurs de maladies. » !

    Les juifs éliminés du conservatoire sous le régime Pétain :
    Cette discrimination coloniale n’était pas dirigée contre les seuls indigènes. Elle évoluait en fonction des aléas de la politique. Durant la deuxième guerre mondiale, les autorités coloniales s’étaient empressées de s ‘aligner sur les thèses antisémites du régime de Vichy et d’appliquer avec le plus grand zèle ses directives visant à éliminer les juifs de toutes les institutions publiques. Par une lettre datée du 13 avril 1942, le maire de la ville de Sidi Bel Abbés rendait compte au sous-préfet de « l’élimination des élèves juifs du Conservatoire »
    Toutefois à la différence des musulmans, la communauté juive sera rétablie dans ses droits à la faveur du débarquement américain en Afrique du Nord.
    Quand ils investirent le Sidi Bel Abbés pétainiste, les Américains ressentirent probablement une sourde hostilité à leur égard. Ils s’imposèrent toutefois une parfaite neutralité. Voyant que les autorités communales traînaient les pieds pour mettre des locaux à leur disposition, ils résolurent de réquisitionner, le 27 octobre 1943, les anciens locaux du Conservatoire ( Ex Belabésienne ), pour y installer leur poste militaire, comme en témoigne un document des Archives.
    Justrabo, le maire communiste ouvre les portes du Conservatoire aux indigènes.
    Toutefois, avec l’avènement de la municipalité de Gauche de Justrabo ( 1948-1953 ), l’administration du Conservatoire fut invitée à ouvrir les portes de cette institution aux jeunes indigènes. C’est ainsi que 12 octobre 1948,le président du Conservatoire Legrand demande à M. Bentabet Djelloul « comme suite à vos propositions de l’an dernier, je vous demande de bien vouloir être l’interprète du Conseil d’Administration du Conservatoire auprès de vos collègues musulmans afin qu’ils fassent un effort de propagande en milieu musulman ».Mais la masse des Musulmans avaient alors des préoccupations plus urgentes.
    Des associations culturelles indigènes purent cependant bénéficier des services du Conservatoire. On trouve la trace dans les archives du Conservatoire du passage de la Société artistique et musicale El Ammal, domiciliée 13, rue du Soudan et dirigée par Bestaoui Djillali (Document daté du 23 décembre 1949 ). Cette société avait été créée par des militants de l’UDMA, dont le professeur Abdelkader Azza et des militants du MTLD.

    Bibliographie :
    Gandini Jacques : Sidi Bel Abbes de ma jeunesse. (El Watan du 14-15 mai 200

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  • BEDEAU le camp de la honte 4 juin 2008 12:13, par Monique Hannoun

    Bonjour Monsieur,

    Mon père décédé, était interné à Bedeau. Il a prêté de nombreux documents, et photos à Norbert Bel Ange. Après la mort de mon père j’en ai prêté d’autres à Norbert Bel Ange, ces documents ont servé à N Bel Ange pour écrire son livre sur le camps de Bedeau. J’espère que M. Bel Ange me les rendra et vous les communiquerai.

    Cordialement,

    Monique Hannoun Tél 06 88 77 61 13

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  • BEDEAU le camp de la honte 20 juillet 2008 14:17

    MON PERE ISIDORE AMSELLEM A ETE INTERNE A BEDAU IL HABITE ACTUELLEMENT EN ISRAEL NOUS SOMMES CONTENTS QUE CE SITE EXISTE ET PLUS TARD NOUS FERONS PARVENIR SON TEMOIGNAGE IL S’EN SOUVIENT TRES BI

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  • BEDEAU le camp de la honte 23 août 2008 13:59, par bedeau 1962

    bonjour je cherche une institutrice a bedeau entre 1962 et 1965 qui s’appelle madame fortellionny maryannick née astic dans l’ecoles des filles a bedeau avait un enfant Thierry 2 ans aprés elle partie sur Oran elle été une amie a mère je cherche des informations sur cette dame merci d’avance voici mon adresse meriem_houari@hotmail.fr

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    • BEDEAU le camp de la honte 13 février 2010 15:39, par noury

      bonjour j’ai lu votre message en faite moi aussi je cherche cette dame parce qu’elle etait avec mon oncle benamara mohamed qui etait instituteur dans la meme ecole et il est partie avec elle a oran ensuite en france apres ils se sont quittés et depuis pas de nouvelles d’elle.mon oncle est deceder et j’aimerais bien savoir qu’est ce quelle est devenue.voici mon adresse espoir.2005@yahoo.fr

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  • BEDEAU le camp de la honte 14 septembre 2008 06:43, par RIAD

    Bonjour tt le monde je ne vois pas ou es la différance entre les juives algériens et les arabes algériens avant tous en est tous des algériens comème.

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  • BEDEAU le camp de la honte 1er novembre 2008 18:03, par robert

    Moi même interné à Bedeau en 1943 je serais heureux de recevoir le plus de témoignages possible afin de les citer dans le livre que j’écris à ce sujet.
    Merci.

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    • BEDEAU le camp de la honte 27 février 2011 17:42, par Annie Bénichou Macdonald

      Je suis la fille D’Isidore Bénichou interné à Bedeau, je voudrais savoir si des camarades se souviennent de lui. J’avais 3 ans quand je lui ai rendu visite avec ma mère.

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  • BEDEAU le camp de la honte 17 mai 2009 12:41, par Laurie

    Bonjour,

    Je souhaiterai que le nom de mon Grand Père Lazare Alexandre CHOUKROUN soit rajouté à la liste des personnes internées à BEDEAU pendant la guerre . Il était d’Oran.

    Je vous remercie.

    Laurie CHOUKROUN

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  • BEDEAU le camp de la honte 27 mai 2009 12:50, par tahar48

    j ai bcp aime ce village ou j ai vecu les plus grand moment de ma vie personelles et professionelles il n y a que des familles genereuses et hospitalieres actuellement ce 1 ville vue sa croissance 1grande diference par rapport aux annees 70

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  • BEDEAU le camp de la honte 28 mai 2009 12:30, par tahar48

    ce forum devrai etre elargi a tout les anciens ayant resides a bedeau avant 1962 et apres je pense que bcp de gens vont se retrouver merci et a bientot

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  • BEDEAU le camp de la honte 28 mai 2009 12:36, par tahar48

    je voudrai preciser a mme houari meriem que si par hasard elle avait des nouvelles de mm fortiolony qui ete enseignante dans 1ecole a bedeau ds les annees 65 quelle serai tres gentille de me donner de ces nouvelle car elle etait 1tres bonne amie a ma famille a bedeau

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  • BEDEAU le camp de la honte 13 juin 2009 18:26, par Richard Bennaim

    Mon père Albert BENNAIM fils de Zahrie Neftali et Robert (Ruben) Bennaim , né à Oran le 11 septembre 1915 (disparu le 19 janvier 2004) a été interné à Bedeau , il s’en est échappé et a rejoint sa famille à Oran , puis les forces Américaines avec lesquelles il a débarqué en Italie.
    Il a écrit un journal de guerre, que je réécris actuellement afin je l’espère de le publier.
    Merci à Frédéric Praud : J’aimerai savoir quelle est l’origine et la finalité de sa démarche.

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  • BEDEAU le camp de la honte 27 juin 2009 11:20, par ASTRUC

    Je voudrais apporter mon témoignage en mémoire de mon père qui fût interné plus d’une année, par le gouvernement français de Vichy, alors qu’il était militaire dans l’armée française, simplement parce qu’il était juif. Toute sa vie il s’est battu en vain pour faire reconnaitre ces faits par la France.
    Mon père s’appelle ASTRUC VICTOR ISAAC il est né à Batna le 24 Aout 1919 (classe 39/2) et décédé le 17 Mars 2005. Il est le fils de ASTRUC Rahmin et LEVY Rosine.
    Alors qu’il était au 19éme régiment du Génie à Hussein Dey à Alger, il fût "affecté" par note des autorités françaises, dans une unité de pionniers israélites au Camp de Bedeau. Il y restera de Mai 1941 au 8 Novembre 1942.
    Mon père fût soldat français et emprisonné pour la seule faute d’être juif. Ce camp de Bedeau où il faisait des tâches stupides, dégradantes ou du terrassement... était en fait un bagne surveillé par la Légion Etrangère alors composée de nombreux allemands et autrichiens. L’hostilité et les brimades étaitent courantes. Il dormait à même le sol, par tous les temps, sous des tentes sans hygiène. Le plus choquant pour lui fût d’être contraint de quitter son uniforme kaki pour revêtir une tenue noire discriminatoire. Cela s’appelle de la ségrégation, du racisme... Ils furent très nombreux à séjourner dans ce camp. Je tiens en particulier à joindre à ce témoignage la mémoire de son ami d’infortune André Chétrit.

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    • BEDEAU le camp de la honte 19 mars 2010 19:21

      Monsieur Praud
      > Je vous réécris, car grâce à vous et à Monsieur Bénichou, j’ai pu avec mes
      trois fils, déposer une petite plaque sur la tombe de mon père pour le 5éme anniversaire de sa mort.
      > Les mots sont les suivants :
      " Soldat dans l’armée française, Victor Astruc en a été écarté puis
      emprisonné au camp de Bedeau (Algérie ) de... à ...
      Reconnu comme INTRENE POLITIQUE par la France le 16 octobre 2009 "

      > Merci de m’avoir permis de mener à bien cette action et de finaliser le
      combat de mon père contre cette injustice.
      JEAN JACQUES ASTRUC

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  • BEDEAU le camp de la honte 8 juillet 2009 18:02, par Geneviève-Rose

    Cherchant sur le web des informations sur le camp de Bedeau, j’ai consulté votre blog. Mon père, Paul Harrous, né le 2 décembre 1918 à Tlemcen, fils de Marie Bénichou et de Philippe-Elie Harrous, combattant de la première guerre mondiale, a fait partie des internés de Bedeau, bien que son père ait bénéficié du droit de garder la nationalité française du fait d’un sénatus consulte antérieur eu décret Crémieux, dont je possède l’original. Ceci fut aussi le cas pour mon autre grand-père, Haïm Touati, un des grands rabbins de Tlemcen. C’est ainsi que mes oncles maternels ont pu continuer leurs études et que ma tante chantait "Maréchal, nous voilà" à l’école où elle était encore admise. Au cours de son service militaire, mon père était sous les drapeaux pendant la débâcle, je crois. Puis il a été dégradé de la nationalité française et interné au camp de Bedeau. Je ne sais combien de temps et je ne peux en dire plus car il a peu parlé de cet épisode, mais il en a gardé un souvenir amer. Puis, il est resté sous les drapeaux jusqu’en 1945, participant au débarquement en Italie ou en Provence, et servant en Allemagne dans un régiment du train, je pense. Il devait être proche des Américains car il a appris à bien parler l’anglais à cette occasion.
    Mon père vit encore. il est maintenant établi depuis peu à Jérusalem et il jouit de toutes ses facultés intellectuelles, mais il entend fort mal. Je pourrais essayer de l’interroger à mon prochain voyage afin de rétablir l’histoire de son internement puis de sa libération et de sa participation longue à la deuxième guerre mondiale.

    Que signifie le fait que les internés de Bedeau en 1941 aient été déclarés internés politiques de l’Etat français en 2009 ? Quelles en sont les implications ?

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  • BEDEAU le camp de la honte 9 août 2009 17:20, par Mahé

    Je m’intéresse au camp de Bedeau car mon père y a été interné en juillet/août 1940.
    Il était mobilisé dans la Marine à Brest en juin 1940, et le 18 parvint à échapper à la captivité en embarquant sur un navire en partance pour Casablanca.
    Les militaires ayant pris passage sur ce navire furent regroupés et mis dans un train pour l’Algérie.
    Certains d’entre eux ayant chanté l’"Internationale", ils furent débarqués à Bedeau.
    Mon père, disparu en 1997, gardait un souvenir détestable de son séjour dans ce camp où la surveillance était assurée par des légionnaires dont les ordres étaient de tirer sur d’éventuels fuyards.
    Le pire souvenir de mon père était d’avoir découvert un matin un suicidé pendu dans les toilettes.
    Il fut par la suite rapatrié en France et démobilisé.
    Cette histoire a peu de rapports avec votre combat, mais elle apportera peut-être sur ce lieu un éclairage intéressant.
    Mon père avait rapporté de cette aventure une carte postale représentant le camp.Je la mets à votre disposition si vous le souhaitez.

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  • BEDEAU le camp de la honte 31 octobre 2009 12:51, par ASTRUC

    je voulais remercier Monsieur Frédéeic PRAUD pour sa démarche historique et les conseils qu’il m’a fourni, ainsi que ceux de Monsieur Jacques Bénichou. Grace à eux j’ai pu faire obtenir pour mon père, de manière posthume, le titre "d’interné politique", titre qu’il a revendiqué toute sa vie et qui lui avait été toujours refusé par les autorités.
    Une nouvelle circulaire du 25 février 2008 ouvre ces droits à qui en fait la demande directe ou posthume auprès du ministère des anciens combattants.

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    • BEDEAU le camp de la honte 22 avril 2010 11:41, par Eliane BEN SAID JEAN

      Bonjour,

      Pouvez vous me dire en quoi consistent les droits en tant qu’interné politique ?
      Toutes les personnes qui ont été internés peuvent elles prétendre a ce titre d’interné politique ?
      Je vous remercie de votre réponse

      Eliane BENSAID

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  • BEDEAU le camp de la honte 5 novembre 2009 15:27, par jabou

    Quels étaient les camps dans le constantinois ?

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  • BEDEAU le camp de la honte 9 novembre 2009 20:43, par Loukili

    je m’adresse à M. Aziza de Marnia qui a été interné à Bedeau. S’agit il du père de Roger qui était facteur à Marnia et qui habitait bd du Nord ou d’une autre personne. Je garde de trés bon souvenir de M. l’instituteur (au faite des deux frères)

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  • En 1942, l’Afrique du Nord n’était pas gouvernée par la "France Libre" puisqu’elle demeurait sous la coupe des autorités vichystes, Darlan d’abord, Giraud ensuite. La législation vichyste y était maintenue et les Gaullistes internés comme les autres. Ce n’est qu’en 1943, lors de la constitution du CFLN, avec une présidence bicéphale (De Gaulle-Giraud) puis unique (de Gaulle) que le chef de la France Libre a pu, malgré l’opposition des Américains, y prendre pied. Je rappelle que la fusion des Forces françaises libres et de l’Armée d’Afrique, vichyste, date du 1er août 1943.

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  • bonjour merci de m avoir donner l occassion de ecrire sed quelques questions je cherche comment etait sananaes en 1960 et 1961 j ai grandit a sananes c est mon quartiers et je cherche si queiqun connaissait monsieur guelai baghdad qui c est mon oncle il est mort sous le deapeau algerinne en ne sait pas quand j ai besoin des information s v p si pouver m aider a propos de sananes mes parents habitent toujours ce quarties depuis 1962 a l epoque la rue s appeller durreau de la malle merci si vous lisez ce petit texte

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  • bonjour je m’appelle yazid j’aimerai savoir pourquoi mon père ne nous a jamais parlé de ce qu’il a vécu en tant que prisonnier en allemange à tsalag de 39 à 45 il est né en 1913 à mac mahon en algérie nous avons appris que nos parents été juifs mais il n’en n’ont jamais parlé aujourd hui mon père est décédé il s’appelle salah lahcinat il se serait convertit à l’islam après j’attends de vos nouvelles merci infiniment

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  • Bedeau, Internement des juifs algériens sous la France Libre 27 février 2011 21:33, par Annie Bénichou Macdonald

    Savez-vous si les internés de Bedeau avait le droit de recevoir la visite d’un membre de leur famille ?

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  • Bonjour,
    Je souhaiterai que le nom de mon grand père Sylvain CHARBIT interné en 43 soit inscrit sur cette liste.
    Merci

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  • Bedeau, Internement des juifs algériens sous la France Libre 13 janvier 2012 15:16, par LEVY Arnaud

    Bonjour, je voudrais apporter mon témoignage, mon grand pére : Albert LEVY né le 23.05.1913 à Mascara (Algérie) est décédé à Antibes en 1973 à été interné dans le camp français de Bedeau suite à sa demobilisation à Montpellier pour Alger ou il à été déchu de sa nationalité française et redevenu Juif indigéne il à été interné avec son beau frére Juda dit Léon Dayan. Pendant sa captivité, l’armée française à créé une "légion" pour servir dans le sud Tunisien et en Lybie.
    Mon grand pére à ensuite vécu à Alger " Air de France - Bouzaréah" jusqu’au mois dejuin 1962 ou il était éléctricien.
    Si quelqu’un de votre famille ou vous même se rappelle de lui, merci de me contacter.

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  • je lis les recherches de Norbert Bel Ange sur les juifs internés à Bedeau par Vichy.
    mon père Samuel Bénichou né le 14 septembre 1015 à Tlemcen y a été appelé en 10 janvier 1943 (mentionné sur son livret militaire)
    merci de l’inscrire sur votre liste.
    Il en a toujours parlé comme une expérience hideuse et douloureuse.

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  • Bedeau, Internement des juifs algériens sous la France Libre 21 septembre 2012 09:34, par gozlan lucien

    Nous allons commemorer le 70eme anniversaire du 8 novembre 1942 au Musee de la resistance juive BEIT LOHAMEI HAGUETAOT a Naharya... en ISRAEL ..L OPERATION TORCH, nous parlerons des camps d internement en algerie pendant la 2eme guerre mondiale et notament du camps de Bedeau. Voir le programme sur www.morial.fr

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  • bonjour,
    mon grand-pere, georges BERGEL, est né à Mostaganem le24 Septembre 1917. il n’a jamaistrop évoqué ces périodes de sa vie. il est dcd en 2011. Dans votre liste, il y a un Bergel de Mosta, j’aimerai savoir si il s’agit de mon grand-pere... c’est le frere de Samuel, Raymon, Janette et Suzanne. il avait monté le ping-Pong club de Mostaganem ! Alors si quelqu’un peut m’aider.... merci d’avance.
    Bruno
    mon mail : brunoharel@free.fr

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