Smaïli Belkacem est né en 1935 en Algérie française, dans un petit village de Kabylie au pied des montagnes. Arrivé en France dans les années soixante pour échapper au conflit, celui-ci le rattrape rapidement, jusqu’au 17 octobre 1961. Issu d’une famille de cultivateurs, il a eu la chance, après avoir été à l’école arabe, d’être envoyé par son grand-père à l’école française. Ce qui n’était pas donné à toutes les familles modestes du pays. A quatorze ans, Belkacem est contraint par le directeur de l’école, d’arrêter ses études. Tout le prépare à rester dans sa région, à suivre les prérogatives paternelles, si ce n’étaient les prémices de la guerre d’Algérie. Décision est prise de l’envoyer en France, dans l’est, avec ses oncles déjà immigrés. Trouvant un emploi dans les chemins de fer, il goûte ici à une indépendance nouvelle, et à l’insouciance des années soixante. Mais le conflit algérien, s’étendant en métropole, il est obligé de travailler pour le FLN. Trahi par un ancien ami, devenu harki, il devient interdit de séjour en Alsace Lorraine. Il part pour Paris, s’y installe au moment du couvre feu pour les Algériens, et vit la terrible journée du 17 octobre 1961. Echappant au pire, il est arrêté par la police, et renvoyé en prison en Algérie. Il y reste quelques mois, jusqu’à l’indépendance en 1962, pour être engagé de force dans l’armée algérienne, jusqu’aux élections. Mais Belkacem ne rêve que de la vie civile, et de la France, où il a laissé sa fiancée, et une certaine liberté. Les élections présidentielles passées, il arrive à Sarcelles, où il vit toujours. Il se marie, fonde une famille, fait carrière, change de carrière, Français et Algérien, Sarcellois. Le respect comme leitmotiv.
Pour vous procurer l’ouvrage : http://www.lettresetmemoires.net/smaili-belkacem-nee-en-1935-en-algerie.htm
Plan de l’ouvrage :
Medjadjera, mon village natal, près de Bouira ; Les colons français en Algérie ; L’Arabe et le Kabyle (Amazigh) ; Famille de cultivateurs/commerçants ; La guerre 39/45 en Kabylie ; Les massacres de Sétif, 8 mai 1945 ; L’école arabe à Haizer puis l’école française à Bouira ; L’apprentissage à coups de bâtons ;
L’arrêt des études à quatorze ans et le retour à Medjadjera ; Le seul à l’école française mais la fin du rêve d’éducation ; Le premier mariage en Algérie décidé par les parents ; Mes oncles émigrés en France, à Hayange ;
Premiers soldats français dans notre maison en 1955 ; Échapper au conflit algérien : l’armée française forme les cadres de l’ALN ; Français à part entière avant 1955 mais pas avec les mêmes droits ;
Arrivée en France à Hayange, moins cinq degrés ! ; Premier emploi à l’usine Wendel ; Profiter de la vie à vingt ans dans les années soixante ; Passer le permis de conduire à Hayange ; Sorties au Luxembourg, interdit aux Algériens ! ;
Rattrapé par la guerre d’Algérie, cotiser pour les familles algériennes ; Trahi par un algérien ; Questionné par la police de Metz ; Interdit de séjour en Alsace Lorraine, direction région parisienne ;
Le foyer nord-africain de Colombes ; Le couvre-feu à Paris, instauré par le préfet Papon, de sinistre mémoire. ; Le drame du 17 octobre 1961 ; La plupart des manifestants arrêtés avant les ponts de Paris ; Les CRS chargent à l’Etoile, matraqués et chargés dans les camions ; « Stop, en voilà un ! » ; Pont de Neuilly, « c’est dommage, ils sont jeunes ! » ; Détention à Vincennes, « Algérien, souffre et tais-toi… » ;
Renvoyé en Algérie, du centre de tri de Beni-Messous à la ferme Chenue à Blida ; Troisième et Dernière Etape Bouira,enfin , vivant ,chez moi ; L’indépendance en 1962, j’ai mis mon costume et ma cravate ; « La baraka » à Alger et les appelés français ; 1962, secrétaire d’élection au moment du référendum pour l’indépendance ;
Je veux retourner en France où sont ma femme et mes amis ; Mon ami Boualem ; Retour en France, l’arrivée à Sarcelles ; De la Général Motors à Gennevilliers à chauffeur livreur à Paris ; Une carrière de chauffeur de taxi Paris/banlieue ;
Mon mariage et les difficultés d’un mariage mixte ; Papi, tu ne m’as pas dit que tu étais en prison ! Pourquoi ? ; En arrivant en France, j’avais juste changé de département ; L’Algérie était le 91 ;
Sarcelles d’hier à aujourd’hui ; Mes enfants ont été éduqués dans le respect ; Ma Ville de Sarcelles ; Parler aux jeunes de Sarcelles pour donner l’exemple ; Français et Algérien : je ne suis plus « un rien » comme au départ ; Message aux jeunes ; Le regard des gens, des anciens rapatriés d’Algérie. « L’Histoire restera l’Histoire »
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ECRIVAIN PUBLIC BIOGRAPHE - PAROLES D’HOMMES ET DE FEMMES